Désertification médicale

Notre territoire, comme de nombreux autres, est confronté à une vraie difficulté de santé publique : l’attractivité des jeunes médecins à s’installer et remplacer une génération vieillissante de praticiens.

Différentes réflexions sont actuellement débattues au sein de l’Assemblée nationale. Les échanges des député-e-s de la Commission des affaires sociales sont denses et déboucheront sur des propositions murement réfléchies. Le numérus clausus, le développement des maisons de santé, l’obligation d’installation des jeunes médecins dans certaines zones sont autant de sujet à traiter.

Pour le numérus clausus, la vraie problématique n’est pas de fixer un plafond mais bien de donner aux universités les moyens d’accueillir et de former correctement les étudiants. Il est également central de faciliter les passerelles entre les métiers paramédicaux et les études de médecine. A titre d’exemple, une sage-femme, dont l’expérience professionnelle est reconnue, devrait pouvoir intégrer, à un niveau approprié de compétence, la faculté de médecine et se former pour devenir gynécologue. Même si les professionnels médicaux et paramédicaux bénéficient déjà de cette possibilité, il semble nécessaire d’aller plus loin avec un système de formation plus adaptée. Nous résoudrions à la fois les évolutions de carrière tout au long de la vie ainsi que l’augmentation de médecins, opérationnels immédiatement et qui cherchent parfois une qualité de vie plutôt qu’un plan de carrière.

Desert-medical

La coercition paraît, pour certain, un sujet tabou. Il ne faut pas se voiler la face. Le système actuel montre aujourd’hui ses limites. Bien entendu, il faudra accompagner l’installation des jeunes médecins par des mesures facilitatrices notamment pour les conjoints. En ce qui concerne les maisons de santé, la question est plus complexe qu’il n’y paraît et se trouve lié au point précédent. Ce n’est pas en construisant des bâtiments et des complexes médicaux qui pourront attirer des médecins dans les territoires ruraux. En effet, si de de nombreuses maisons de santé fonctionnent correctement, d’autres restent vides, au grand dam des communes qui ont investi des sommes importantes pour les construire. Les professionnels de santé qui intègrent ces structures doivent impérativement être accompagné dans la gestion et la cohabitation des différents métiers. Là aussi, pourquoi ne pas impliquer les internes dans les maisons de santé à un certain nombre d’obligation ?

Nous avons quelques mois pour faire des propositions concrètes et concertées à la ministre de la Santé et des solidarités, Agnès Buzyn.

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