Plan santé

Compte rendu AVEC plan santé – communautés professionnelles territoriales de santé

Jeudi 18 octobre 2018 – 18h00 à 20h00

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Introduction de la députée :

« Ma santé 2022 » est une bonne transformation du système de santé au niveau du plan médical et donc répercussion sur le patient.

Organisation de professionnels de santé : ville/hôpital qui doivent se rassembler et travailler de façon collective.

Faciliter l’accès aux soins pour les généralistes, les spécialistes et les urgences.

C’est la fin de l’exercice isolé : CPTS = communautés professionnelles territoriales de santé, avec la création de nouveaux métiers tels que les assistants médicaux.

Cela aboutira à une qualité et une pertinence des soins, dont les pathologies chroniques.

Concernant le financement, la T2A baissera et les forfaits augmenteront.

Les formations sont réétudiées en créant des blocs communs et des passerelles possibles, le numérus clausus est réorganisé.

Le sujet de ce soir porte sur les CPTS qui constituent un regroupement de professionnels d’un même territoire qui souhaite s’organiser.

Cela est différent des maisons de santé : géographie, objectif commun.

L’ARS soutient financièrement a travers le FIR = Fond d’intervention Régional.

D’autres réunions sur le même sujet seront organisées sur l’aspect social.

Il y a un soutien financier de la ministre.

Présentation des participants au AVEC plan santé :

  • Véronique Bodin, présidente de l’ordre des sages-femmes
  • Serge Brandinelli, co-responsable de l’ordre des pharmaciens
  • Fabrice Costa, président de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes
  • Jean-Pierre Gérardini, marcheur – pour un angle de vu extérieur
  • Chantal Kuehn, directrice de soins hôpital de Manosque
  • Christine Marin-Demarcq, ordre des chirurgiens-dentistes
  • Jean-Claude Molard, président de l’ordre des médecins
  • Sébastien Moyne-Bressand, responsable région de l’ordre des pédicures-podologues
  • Sylvie Nicollet, marcheuse – pour angle de vu extérieur
  • Franck Pouilly, directeur hôpital de Manosque, Forcalquier, Banon….
  • Patrick Traversa, président de l’ordre des infirmiers
  • François Jacquet, ordre des chirurgiens-dentistes

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Échanges :

Éclaircissements : est-ce institutionnalisé ou informel ?

NPCF : CPTS (parcours de soin sans entité juridique sans limite de territoire) et CTS (comité territorial de santé sur un territoire défini)

Les maisons de santé : le patient au centre, les professionnels autour – les CPTS : territoire + vaste, pas un patient au centre mais une pathologie. Avoir des économies d’échelle.

Objectif commun : pathologie ou facilité l’accès qui peut être différent selon les territoires.

Possible de passer par une pathologie.

Il est possible d’avoir des maisons de santé dans les CPTS.

Hôpital de Manosque : en cours de montage sur la question des plaies et cicatrisations : mise en place d’un réseau : discussion avec les praticiens pour un travail préventif afin d’éviter les pathologies longues si elles sont prises en amont, dès le début.

Ce n’est pas le patient qui coordonne ses soins mais les professionnels qui coordonnent le patient.

La communication n’est pas toujours existante : collaboration ville-hôpital qui ne se connait pas, ce sont deux mondes différents qui manquent de coordination.

Sur le 04, une seule organisation de tous les hôpitaux et + facile avec des MSP car un coordinateur à l’intérieur.

Changement du profil de l’internat : commence par les urgences.

Le numérus clausus sera organisé avec un temps d’adaptation auparavant.

Il faut être maitre de stage pour avoir des internes.

Dans le milieu hospitalier, des staffs pour des lieux de stages. Manosque va récupérer 11 internes. Format que se réorganise.

Lien entre les libéraux et les hôpitaux pour les internes : semestres partout.

Actuellement 15 maitres de stage sur le 04 qui n’ont pas tous des stagiaires, l’ordre des médecins insiste pour qu’il y ait des maitres de stages. C’est important pour les jeunes médecins de voir la médecine rurale.

Ex : les points de suture ne se font pas dans les villes mais dans les campagnes, oui.

Rencontre avec Marseille pour lien entre formation, hôpital et territoire.

Les déserts médicaux sont un sujet central.

Valensole : 2 médecins qui partent dans 2 mois – Franck Pouilly, regroupe sur Riez mais les patients n’iront pas sur Riez.

Mi-temps hôpital, mi-temps libéral : en cours de montage.

Patients aux urgences qui n’ont rien à faire car déserts médicaux ;

Mettre en place un système court : un médecin généraliste aux urgences.

Expliquer à Marseille que Manosque n’est pas une réserve d’indiens.

Problèmes au niveau de la permanence des soins : dans le milieu urbain, ça passe mais dans le milieu rural, le problème est énorme avec superficie considérable : comment ça se passera si les confrères arrêtent de travailler ?

Qu’est-ce qui va changer avec la suppression du numerus clausus : plus d’étudiants, formation aussi bonne, complète ?

Travailler en collectif, formation meilleure : changement dans l’organisation des études = blocs communs avec des passerelles ; effets dans 10 ans.

Le médecin tend vers un 35 heures maintenant : manque de temps médical.

Diplôme de pratiques avancées = gagner du temps médical.

Sur les territoires ruraux, le projet de renvoyer sur des généralistes n’est pas adapté.

Les urgences intégrées semblent être le meilleur système.

Chacun doit apporter quelque chose dans ce système : comment chacun s’articule sur les territoires ruraux ?

Pour les médecins généralistes, il connait l’histoire de ses patients, mais quand il part en vacances : avoir un médecin traitant suppléant qui soit au courant des dossiers des patients.

Peut-être un objectif commun : dossier de soin partagé – pouvoir se dire que le patient est bien pris en charge par tous les professionnels de santé.

Association sur Grasse : création d’une maison de santé en 2013 pour parer le désert médical. Constat : les professionnels ne se connaissent pas suffisamment, faire une santé hors murs (80 praticiens).

Les généralistes se plaignaient que les résultats de l’hôpital ne sont pas communiqués aux médecins traitants : créer un dossier partagé du patient (hors Labo, secret professionnel).

Commencent à échanger des données sécurisées entre les professionnels : 120 00 euros pour salarier quelqu’un et avoir des murs.

Maintenant on bute face à des administratifs dont le projet ne rentre pas dans les cases. Se rapprocher de l’ARS car elle est probablement en avance.

La semaine prochaine, 2 personnes seront embauchées au ministère de la santé pour les dossiers partagées.

Trouver un kiné à domicile sur Manosque est impossible alors que Manosque est la ville qui concentre le + de kinés. Pensez vous que la suppression du numérus clausus va faire venir dans les campagnes ?

Les nouveaux médecins ne seront pas les médecins d’avant : actuellement, les médecins veulent être salariés, ne pas être seuls et travailler en équipe, en groupe.

Est-ce que les jeunes médecins veulent être salariés ? Pas sûr du tout mais être dans un cabinet de groupe, une structure.

Les jeunes veulent plutôt être spécialistes et pas généralistes : dans la formation, il faudrait donner envie d’être généraliste.

Manque de tout : des généralistes et des spécialistes sur le 04.

Se rajoute le problème du travail de la conjointe du médecin qui vient.

Les jeunes ne veulent pas être seuls + être de garde 1 nuit sur 2, ce n’est plus possible.

Utiliser le potentiel de chacun, donner la carotte pour donner envie : problème de sectorisation.

Déserts médicaux sur tous les secteurs.

Choix par les urgentistes : tentative avec l’ARS de monter une maison médicale de garde à Digne et Manosque – c’est une solution qui n’est pas encore d’actualité.

Pourtant une bonne solution : médecins généralistes salariés en circuits courts.

Chacun dans les ordres : pouvoir utiliser + et ne pas utiliser à la bonne hauteur de ses compétences pour répondre rapidement dans des secteurs géographiques ?

Ex : pharmacien au centre du conseil ? le kiné pour les bronchiolites ? Infirmières qui maillent le territoire.

Les médecins est mis en avant pas les infirmiers.

Des infirmiers libéraux reviennent vers l’hôpital pour compléter le manque : l’association des infirmières libérales.

Est-ce que chaque ordre est au maximum de ses compétences ?

Patients qui cherchent des collègues : mais n’a pas de carnet d’adresses – l’hôpital va mettre en place un répertoire.

Le réseau disparait, Franck Pouilly met à jour les consultations externes et l’envoie aux professionnels.

Les patients aussi doivent changer de vision, le médecin généraliste n’est pas uniquement son médecin, accepter le changement.

Le pharmacien a le droit de prescrire 2 médicaments (pilules du lendemain et vaccin), il est oublié systématiquement pour rentrer dans les maisons de santé. Si le médecin ne veut plus faire de nuits, le pharmacien ne peut pas donner des médicaments par la loi. Plus possible de faire de la « bobologie ».

Evolution des sages-femmes qui ont pallié au manque de gynéco. En 10 ans, de 2, le chiffre est passé à 10 sagefemmes – évolution du métier.

Le nombre de femmes enceintes qui partent dans le 13 car la sage-femme ne peut pas faire d’échographie. Pas le droit de faire de pub mais il existe une sagefemme sur le 04 qui fait uniquement les écho.

Acquérir des compétences – pratiques avancées : les kinés par rapport aux bronchiolites : formation particulière.

Réseau de kiné sur le 04 pour le week-end. Les kinés seront trop nombreux d’ici qqs années sur le territoire. Le problème est qu’il n’y a pas le même niveau des salaires des kinés à l’hôpital.

L’attrait d’un métier pour des étudiants Bac + 5 dont le salaire n’est pas élevé.

Il ressort la notion de réseaux : faire partie des solutions : avoir un réseau, de la communication….

Attention d’éviter les mille feuilles….

Qui mène le projet ? Tout le monde est acteur et interlocuteur privilégié est l’ARS.

C’est + un pb de société mais le travail a évolué (le bureau est le téléphone).

Pas discuté le l’HAD = hospitalisation à domicile = sujet ne s’est pas déployé parce que les privés s’y sont mis.

Pour les sages-femmes, le domicile fonctionne très bien.

Conclusion députée :

Merci pour les échanges enrichissants, elle est disponible si besoin.

Si les participants de cet AVEC montent à Paris, la députée les invite à l’Assemblée nationale.

Le numéro de la plateforme pour la connaissance des réseaux : 04 92 36 36 36.

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